Sans traitement, le manque d’oxygénation nocturne du cerveau aurait des conséquences sensibles. « On sait que la fragmentation du sommeil liée aux désaturations nocturnes est un facteur de risque cardiovasculaire sévère », explique le Dr Frédéric Le Guillou, pneumologue à La Rochelle. «Cela se traduit par un risque accru d’hypertension artérielle, d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral et de trouble du rythme cardiaque», poursuit-il. Mais à côté de ces conséquences bien connues, de nombreuses recherches menées ces dernières années semblent indiquer que la mauvaise oxygénation nocturne du cerveau et d’autres organes pourrait avoir d’autres effets ennuyeux. « Le SAHOS est aussi responsable de troubles de la mémoire, de l’attention, d’irritabilité, de troubles de la libido et de l’érection chez l’homme », ajoute le Dr Le Guillou.

En reprenant les études publiées sur le sujet, des chercheurs de l’université de Californie, à San Francisco, en collaboration avec l’université Queen’s de Belfast (Irlande du Nord), ont rassemblé des données sur plus de 4 millions d’hommes et de femmes.

Ceux ayant un Sahos présentaient un risque accru de 26 % de développer des troubles cognitifs, en particulier des fonctions exécutives du cerveau. C’est-à-dire des capacités requises pour s’adapter à des situations nouvelles. Les fonctions exécutives sont inutiles pour effectuer les actions habituelles de la vie courante. En revanche, elles sont précieuses lorsqu’il s’agit de faire plusieurs choses à la fois ou de planifier des actions.