La Spirométrie : Tout comprendre sur cet examen de la capacité pulmonaire
Évaluer la fonction pulmonaire : fonctionnement et enjeux du test spirométrique
La spirométrie est la méthode de référence pour mesurer la fonction respiratoire. Simple, rapide et non invasive, elle permet d’analyser le souffle pour détecter des pathologies précocement. Que vous soyez un professionnel de santé ou un patient, ce guide vous explique tout ce qu’il faut savoir.
1. Qu’est-ce qu’un spiromètre et à quoi sert-il ?
Le spiromètre est un appareil médical qui mesure les volumes d’air inspirés et expirés, ainsi que la vitesse (débit) à laquelle cet air circule.
L’objectif principal est de contrôler la fonction ventilatoire des poumons. Ce test est indispensable pour :
- Dépister des maladies comme l’asthme, la BPCO (Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive) ou les allergies respiratoires.
- Surveiller l’évolution de maladies chroniques et ajuster les traitements.
- Évaluer les risques avant une chirurgie lourde.
- Réaliser des bilans professionnels pour les métiers exposés (pompiers, plongeurs, ouvriers en milieu poussiéreux).
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2. Qui devrait effectuer une spirométrie ?
Certaines populations sont particulièrement concernées par cet examen :
- Les fumeurs et anciens fumeurs : À partir de 40 ans, surtout en cas de toux persistante ou d’essoufflement anormal.
- Les enfants : En cas de respiration sifflante ou de toux nocturne fréquente pour diagnostiquer un éventuel asthme infantile.
- Les professionnels à risque : Personnes exposées à des substances toxiques ou nécessitant un effort physique intense (plongeurs, travailleurs industriels).
- Suivi médical : Personnes atteintes de fibrose pulmonaire ou suivant un traitement respiratoire.

3. Comment se déroule l’examen ? (Méthodes et étapes)
L’examen est indolore et dure entre 15 et 30 minutes. Il existe deux mesures principales :
La capacité vitale simple (CV)
Le patient inspire ou expire lentement mais à fond. On mesure ici le volume maximal d’air que les poumons peuvent contenir.
La capacité vitale forcée (CVF)
C’est la mesure la plus courante. Le patient doit expirer le plus violemment et le plus rapidement possible après une inspiration profonde.
[Image d’un patient effectuant un test de spirométrie avec un pince-nez et un embout buccal]
Les étapes clés d’un test réussi :
- Installation : Le patient est assis bien droit, muni d’une pince nasale pour garantir que tout l’air passe par la bouche.
- L’effort : Le patient souffle dans un embout jetable relié au spiromètre. L’expiration doit durer au moins 6 secondes pour être valide.
- Répétition : Le test est effectué au moins 3 fois pour s’assurer de la cohérence des résultats.
- Test de réversibilité : Si une anomalie est détectée, le médecin peut administrer un bronchodilatateur et refaire le test 15 minutes après pour voir si les voies respiratoires s’ouvrent.
4. Interprétation des résultats : Le Spirogramme
Les données sont traduites sous forme de graphiques appelés spirogrammes. Le médecin compare vos résultats (débits et volumes) à des « valeurs théoriques » basées sur votre âge, sexe, taille et origine ethnique.

Le saviez-vous ? Les sportifs de haut niveau utilisent la spirométrie pour optimiser leur capacité pulmonaire et suivre leur état de forme physique avant les compétitions.
5. Comment choisir un spiromètre performant ?
Pour les professionnels de santé, le choix du matériel est déterminant pour la précision du diagnostic. Voici les critères essentiels :
- La précision des capteurs : Capacité à mesurer des débits très faibles ou très élevés avec exactitude.
- La connectivité : Privilégiez les modèles se connectant en USB ou Bluetooth à un logiciel (PC/Mac) pour un archivage simplifié.
- La portabilité : Indispensable pour la médecine du travail ou les visites à domicile.
- L’hygiène : Compatibilité avec des filtres antibactériens et des embouts jetables pour éviter les contaminations croisées.
FAQ : Vos questions fréquentes
La spirométrie est-elle douloureuse ? Non, c’est totalement indolore. Vous pouvez simplement ressentir une légère fatigue ou un étourdissement passager dû à l’effort d’expiration.
Faut-il se préparer avant l’examen ? Oui. Il est conseillé de ne pas fumer (2h avant), de ne pas manger de repas trop copieux et d’éviter les exercices physiques intenses juste avant le test.
Les résultats sont-ils immédiats ? Oui, l’appareil calcule instantanément les données. Le médecin peut vous commenter la courbe dès la fin de la séance.







